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Manet

Stéphane Mallarmé, peinture d'Edouard Manet, 1876

BiographieModifier

Ses poèmes, réputés pour être difficiles à comprendre, à cause des expressions ambiguës, de la syntaxe, sont inscrits dans un mouvement littéraire particulier : le symbolisme (mouvement qui cherche à atteindre une vérité supérieure et abstraire cachée derrière une réalité concrète). Mallarmé avait une très forte influence dans ce mouvement. Tout en étant professeur, Mallarmé continue de publier ses poèmes, dans des collections ou revues et finit par se construire la réputation du meilleur poète de France. Verlaine l'évoque même dans son essai Les Poètes Maudits.

Stéphane Mallarmé, suite au décès de sa mère, est confié à ses grands-parents lorsqu'il était très jeune. Il est ensuite envoyé en pension pour y poursuivre sa scolarité mais n'étant pas un bon élève, il se fait renvoyer.

Quelques années après la mort de sa mère, il doit faire face à celui de sa sœur en 1857. A cette période, il était seulement adolescent et fût bouleversé par cette situation, c'est pourquoi, il va écrire ses premiers poèmes, emprunts de nostalgie, qui sont réunis dans Entre deux Murs.

Mallarmé parvient tout de même à se construire une vie familiale calme, et se marie en 1863 avec une gouvernante, Maria Gerhard. Il part alors à Londres avec sa femme, où il sera professeur d'anglais et composera "Angoisse".

A la naissance de leur fils, la famille retourne s'installer à Paris et une fois arrivé, Mallarmé parcourt la France pour enseigner.

A partir de 1866, il connaît 3 ans de crise existentielle intense et de doutes, il correspond alors avec Verlaine et commence un conte philosophique et poétique, Igitur, qui restera inachevé. De 1872 à 1879, Mallarmé rencontre plusieurs grands auteurs tels que Rimbaud, Zola, Hugo mais aussi des peintres comme Manet, ces années restent marqués en Mallarmé avec sa revue La dernière Mode, mais également le décès de son fils.

InfluencesModifier

Stéphane Mallarmé, qui commença très tôt la poésie fut influencé par des poètes parnassiens tels que Gautier ou encore Baudelaire avec Les Fleurs du Mal. Mallarmé, dans les années 60, écrivait beaucoup mais peu de ses œuvres furent vraiment marquantes (excepté peut-être Hérodiade ou Brise Marine) mais dans le reste de sa carrière, malgré le fait qu'il écrivait moins, ses œuvres étaient plus mémorables.A partir des années 70, la poésie de Mallarmé devient plus personnelle, abstraite, et on remarque d'ailleurs son audace au niveau de la syntaxe mais aussi du lexique.

MallarmeDerniere Titre Jaune

La dernière Mode, revue de Mallarmé

On peut le voir justement avec une revue que Mallarmé publie en 1874 : La Dernière Mode. Cette revue, composée de 8 numéros était considérée comme un des premiers magazines de mode de l'histoire, Mallarmé écrit dans cette revue sous différents pseudonymes féminins. Il parle alors de l'élégance féminine et chacun des personnages qu'il incarne (Madame de Ponty, Miss Satin, Zizy, Olympe la négresse etc.) avait une opinion personnelle sur la vie et la mode dans la haute société.

Dans cette revue, Mallarmé porte un soin attentif à la mise en page et au choix typographique, on peut déjà voir dans le magazine la fusion de l'art et de la poésie, son goût pour la typographie, le travail de forme, ce qui laisse présager la suite de ses œuvres, comme le poème Un coup de dés jamais n'abolira au hasard. Ce poème, paru en 1897 dans Cosmopolis, puis publié en 1914 est un des premiers poèmes typographique de la littérature française. Son originalité, le fait qu'il bouleverse les règles de la poésie traditionnelle l'a rendu très célèbre. De nombreux poètes s'en sont inspirés comme Apollinaire avec Chantre.

ŒuvresModifier

  • Vers 1857 — Entre deux murs (non publié)
  • 1864-1867 — Hérodiade, dialogue en vers
  • 1865 — « Brise Marine » • « Don du Poème »
  • 1866-1871 — Plusieurs poèmes dans 2 recueils du Parnasse contemporain
  • 1876 — « L'Après-midi d'un faune »
  • 1880 — Les Dieux antiques, nouvelle en prose
  • 1887 — Album de vers et de prose
  • 1891 — Pages
  • 1897 — Divagations
Publications posthumes
  • 1899 — Poésies comprenant la majorité de sa production poétique dont « Sonnet en X » et « L'Après-Midi d'un Faune »
  • 1914 — Un coup de dés jamais n'abolira le hasard
  • 1920 — Vers de circonstance
  • 1925 — Igitur
  • 1942 — Les poèmes en prose de Stéphane Mallarmé
  • 1943 — Dialogue. 1893-1897, en collaboration avec Francis Jammes
  • 1961 — Pour un tombeau d'Anatole
  • 1964 — Nursery Rhymes

  • 1875 — Le Corbeau de Poe
  • 1881 — L'Étoile des fées de W.C. Elphinstone Hope
  • 1888 — Le Ten O'ClockLa Valentine de James Abbott McNeill Whistler
  • 1893 — Contes indiens de Mary Summer

  • 1874 — Publication de sa revue La Dernière mode qui connait 8 numéros
  • 1876 — Préface au Vathek de William Beckford
  • 1877 — Les Mots anglais. Petite Philologie à l'usage des classes et du monde
  • 1886-1887 — Notes sur le théâtre publiées dans La Revue indépendante
  • 1895 — Oxford, Cambridge, la musique et les lettres
Publications posthumes 
  • 1937 — Thèmes anglais pour toutes les grammaires, préfacé par Paul Valéry
  • 1986 — Lettres à Méry Laurent
  • 1995 — Correspondance (1862-1871) suivi de Lettres sur la poésie (1872-1898)

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